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vendredi 17 septembre 2010

Des Cannibales, chapitre 31, Montaigne, les corrigés du bac

Des Cannibales
Chapitre 31



Montaigne 1580-1595

Le corrigé fait quatre pages word police 12, il comprend, une introduction, un développement très approfondi en deux parties de plusieurs paragraphes avec des transitions, une conclusion et une ouverture

Lecture du texte :



MONTAIGNE Des Cannibales chapitre 31

Montaigne s’intéresse avec curiosité à la découverte de l’Amérique. Il se passionne pour les récits des colons ou des missionnaires et les témoignages directs : inaugurant un discours d’anthropologue, il décrit la vie des sauvages en s’efforçant de dépasser les préjugés. Non seulement leur civilisation soutient la comparaison avec la nôtre, mais elle remet en question la notion même de civilisation : les plus barbares ne sont pas ceux que l’on croit ! L’examen de la vie de l’autre, de les relativiser, et autorise ainsi une satire de la société du temps.

Montaigne raconte à la fin du chapitre, sa rencontre avec trois brésiliens présentés à Rouen au roi Charles IX, en 1562.

Trois d’entre eux, ignorant combien coûtera un jour à leur repos et à leur bonheur la connaissance des corruptions de deçà, et que de ce commerce naîtra leur ruine, comme je présuppose qu’elle soit déjà avancée, bien misérables de s’être laissé piper au désir de la nouvelleté et avoir quitté la douceur de leur ciel pour venir voir le nôtre, furent à Rouen, du temps que le feu roi Charles neuvième y était. Le Roi parla à eux longtemps ; on leur fit voir notre façon, notre pompe, la forme d’unie belle ville. Après cela, quelqu’un en demanda leur avis, et voulut savoir d’eux ce qu’ils y avaient trouvé de plus admirable ; ils répondirent trois choses, d’où j’ai perdu la troisième, et en suis bien marri ; mais j’en ai encore deux en mémoire. Ils dirent qu’ils trouvaient en premier lieu fort étrange que tant de grands hommes, portant barbe, forts et armés, qui étaient autour du Roi (il est vraisemblable qu’ils parlaient des Suisses de sa garde), se soumissent à obéir à un enfant, et qu’on ne choisisse plutôt quelqu’un d’entre eux pour commander ; secondement (ils ont une façon de leur langage telle, qu’ils nomment les hommes moitié les uns des autres) qu’ils avaient aperçu qu’il y avait parmi nous des hommes pleins et gorgés de toutes sortes de commodités, et que leurs moitiés étaient mendiants à leurs portes, décharnés de faim et de pauvreté ; et trouvaient étrange comme ces moitiés ici nécessiteuses pouvaient souffrir une telle injustice, qu’ils ne prissent les autres à la gorge, ou missent le feu à leurs maisons.

Je parlai à l’un d’eux fort longtemps ; mais j’avais un truchement qui me suivait si mal et qui était si empêché à recevoir mes imaginations par sa bêtise, que je n’en pus tirer guère de plaisir.

Sur ce que je lui demandai quel fruit il recevait de la supériorité qu’il avait parmi les siens (car c’était un capitaine, et nos matelots le nommaient roi), il me dit que c’était marcher le premier à la guerre ; de combien d’hommes il était suivi, il me montra une espace de lieu, pour signifier que c’était autant qu’il en pourrait en une telle espace, ce pouvait, être quatre ou cinq mille hommes ; si, hors la guerre, toute son autorité était expirée, il dit qu’il lui en restait cela que, quand il visitait les villages qui dépendaient de lui, on lui dressait des sentiers au travers des haies de leurs bois, par où il pût passer bien à l’aise.

Tout cela ne va pas trop mal : mais quoi, ils ne portent point de hauts-de-chausses !

Extrait de l'étude :

A la lecture du chapitre 31 du livre I, nous comprenons que les hommes rejettent facilement ce qui ne correspond pas à leurs mœurs. On a ainsi appelé « Barbares Cannibales » les habitants du Brésil, qui ne connaissent ni lettres, ni sciences mais qui ignorent aussi les vices. La fin du chapitre inverse cette perspective en présentant 3 brésiliens venus visiter la France et qui ont été choqués par l’inégalité des conditions entre les hommes. D’où la question à laquelle nous répondrons :
Quel regard l’autre porte t’il sur nous ?
Dans un premier temps, nous analyserons la présentation positive des indiens puis, en second lieu nous verrons comment et en quoi par l’intermédiaire des indiens, Montaigne critique implicitement la France et L’Europe en général....

Plan du corrigé :

Introduction

I-Présentation positive des indiens

1-Une peinture favorable

2 - Leur ouverture d'esprit

3 - Conception de la hiérarchie et de la supériorité

Transition

II - Par l'intermédiaire des indiens, Montaigne critique implicitement la France et l'Europe

1 - Vanité, égocentrisme des français

2 - Etonnement des indiens, remise en cause de la hiérarchie sociale

3 - L'ironie et la remise en cause des préjugés

Conclusion

Ouverture

Pour vous procurer le corrigé, cliquez sur le lien :

Des cannibales, chapitre 31, Montaigne



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